Rencontrons-nous !

Oriane Ginies et Julie Boisard-Pétrisans ont co-fondé Houjo. C’est un service juridique astucieux pour les coachs, thérapeutes et praticiens du bien-être. Nous avons sympathisé autour de nos activités respectives et de mon travail sur l’apprentissage par l’erreur. Très vite, elles m’ont invitée à co-animer un webinaire intitulé « Transformez vos galères d’entrepreneurs en atouts ».
En échangeant sur les difficultés que rencontrent les coachs qui se lancent dans l’entrepreneuriat, nous sommes tombées sur les mêmes constats. Julie et Oriane avec leur point de vue de juristes, moi avec ma casquette de superviseure. Pour les évoquer avec le sourire, on les a baptisées « les 3 maladies des coachs à la sortie de l’école »
Pendant mes premières années d’exercice en tant qu’indépendante, je me suis formée tous azimuts. À des tas d’outils et d’approches de coaching. A aucun moment je ne me suis formée à l’entrepreneuriat. Et plus mon activité peinait à décoller, plus je me formais. Au MBTI, à la PNL, à l’Analyse Transactionnelle, à l’approche de Palo Alto, au codéveloppement… Ces formations étaient super, mais elles ne m’ont jamais rapporté un client.
J’ai commencé à développer ma clientèle le jour où j’ai compris qu’en tant qu’entrepreneure, 50% de mon temps devait être consacré à faire vivre mon activité : communiquer, vendre, facturer, gérer, organiser… Pour pouvoir consacrer 50% de mon temps à faire mon métier de coach. À partir de ce moment-là, j’ai investi mon temps et mes budgets de formation de manière à pérenniser mon activité.
Une coach entrepreneure qui dure,
c’est 50% entrepreneure et 50% coach.
À chaque nouvelle formation à un nouvel outil, j’avais envie de le tester en clientèle. Sauf que… ce n’est pas parce que j’avais un marteau tout neuf que mes clients étaient des clous.
À trop me concentrer sur mes outils, je suis souvent passée à côté de deux choses :
Dans une relation d’accompagnement,
la relation prime toujours sur la technique.
En sortant d’école de coaching, les raisons de rester entre pairs sont multiples. On a créé des liens pendant les études, on n’a pas encore beaucoup d’activité et on reste entre soi, se coacher mutuellement sert d’entraînement et beaucoup de coachs utilisent ces entraînements pour faire gonfler leurs compteurs d’heures de coaching en vue d’une accréditation.
Sauf que… À trop rester au chaud dans le cocon de l’école, les coachs ne vont pas se frotter à la réalité du marché.
Plus vite je vais me confronter à la réalité du marché, plus j’ai de chances de pouvoir vivre un jour de mon activité. Plus je retarde ce moment, plus les probabilités pour que j’abandonne sont élevées.